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Mont Blanc Speed Riding

4 mai 2006


- Pourquoi ce projet ?
J’ai tellement de plaisir en Skifly que je retrouve le goût de la montagne, de la haute montagne. Envie des grands espaces, de nature pleine et sauvage, de longs runs.. Là le Mont Banc s’imposait, le mythe..

- Qui en a eu l’idée ?
Ça me trottait depuis longtemps, et en discutant avec les gens de The North Face et CéBé avec qui je fais des sujets télé, on a trouvé l’occasion idéale pour rassembler différentes pratiques avec d’autres amis riders, Aurélien Ducroz, freeskier pro, et Vivien Dotti, snowboarder pro..

- Promotion de l’activité speed riding ? petit délire perso ?
Evidement les 2 !!! Promotion bien sur, cette activité à de l’avenir et c’est mon travail de la faire connaître, de la développer..

- Montée par où ? Avec qui ? Durée de l’ascension ?
Nous avons dormi au refuge des cosmiques, et sommes parti à 2h du mat’ par les 3 Monts. Tacul, Maudit, Mt Blanc. 7h30 d’ascension. C’est techniquement pas difficile, physiquement un effort quand même. Mais c’est tellement beau en haut, l’ambiance est particulière, plus étherique.. Le lever du jour, de soleil est magnifique pendant la montée.. On ne regrette pas l’effort, et même, ça donne envie d’y retourner..

- Autres projets ?
Tant de montagnes majestueuses à Rider !!

Dans la réalisation elle-même de cette descente :
- Etude de l’itinéraire ou aventure ?

J’ai repéré la veille depuis le bas, et suivi en gros l’itinéraire prévu. 3800 mètres de dénivlé. Le run a duré + de 8mn, le plus long run que j’ai jamais fait en Speedflying !! Enorme. _ - Qualité de la neige ?
Alternance de souple et de glace en haut, croûtée par endroits, bonne neige sur la face gouter…

- Passages vol ? Passages ski ?
En gros j’ai essayé de skier au max, certains sauts de séracs me faisaient trop voler à mon goût. Puis le bas, les 400 derniers mètres de dénivelé, le glacier de Taconnaz est un no man’s land où il vaut mieux ne pas poser !! J’ai gardé de la marge, environ 100m de gaz, pour être sûr de rejoindre l’herbe..

- Pas de soucis, d’inquiétude ?
Non, pas de soucis. Il faut garder en tête qu’on est en haute montagne, dans un environnement qui peut vite devenir hostile… Moins de 3 minutes après mon passage sur la face sommitale, une très grosse barre de séracs s’est effondrée. Mes collègues riders en Ski n’étaient pas rassurés ! La présence de l’hélico de tournage était rassurante, au cas où j’aurais "stoppé" quelque part en route… pour la localisation…

- Accessible ou extrême ?
Si le repérage est sérieux, si on est conscient qu’entre le départ et l’arrivée, on n’a pas le droit à l’erreur…

- Niveau requis à ton avis ?
Il est certain que pratiquer sur des zones officielles aux Arcs ou à Valfréjus, à proximité d’un poste de secours, et sans risques d’avalanches ou de chutes de séracs est plus tranquille ! Les conditions de ski demandaient un bon niveau à cause des changements de neige, autant que de pilotage pour gérer le relief. Il y a des passages où la finesse n’aurait pas permis de ne faire que voler.

- Equipement ? Poids de l’ensemble ?
J’avais mon petit proto GIN de 8 mètres, et un sac harnais spécifique au Speedflying sur lequel on travaille pour l’hiver prochain. L’ensemble de mon équipement, avec skis, matos de montagne, crampons, etc, pesait moins de 10 kilos, je n’ai pas pesé.

- Posé "à ski" dans l’herbe ?
Oui, en bas du glacier de Taconnaz, vers le tremplin de saut des Bossons. Le flair final a glissé sur une 50 aine de mètres.

Les Arcs